Apprends horticulteur, deviens champion du monde

LES PROS VONT DE L’AVANT A L’INSTAR D’ANDREAS STADLIN

Selon Andreas Stadlin, participer à un championnat des métiers est déjà un exploit en soi. Et il sait de quoi il parle, lui qui est devenu champion du monde des horticulteurs-paysagistes en 2011. Aujourd’hui, il est membre de la direction dans une entreprise de taille moyenne.

Apprends horticulteur, deviens champion du monde

Vous avez commencé votre vie professionnelle par un apprentissage. Pourquoi?
Issu d’une famille d’architecte, j’ai toujours aimé côtoyer la nature. Alors pourquoi ne pas concilier les deux? Architecte-paysagiste était le métier de mes rêves. Lors d’une journée découverte consacrée à la profession d’architecte-paysagiste, le formateur m’a conseillé de suivre une formation orientée vers la pratique: un apprentissage en horticulture d’abord et une formation en conduite des travaux avec une spécialisation jardin et paysage dans une école supérieure ensuite. J’ai suivi son conseil.

Qu’est-ce qui vous a motivé à participer aux Championnats suisses des métiers?
L’insouciance de la jeunesse… (rire). Plus sérieusement, j’ai accepté de participer aux qualifications des championnats suisses par pure curiosité. Là-bas, j’ai rencontré un entraîneur, ancien lauréat aux Championnats du monde des métiers, qui a su s’y prendre pour me motiver. Il m’a convaincu que cette aventure était incroyable, que j’allais acquérir de nouvelles connaissances et de l’expérience. Ça m’a encouragé à me surpasser!

En 2011, vous être devenu champion du monde aux Worldskills de Londres. Qu’est-ce que cela signifie pour vous?
Je suis fier d’avoir pu représenter la Suisse lors de ce concours. Les gens continuent d’ailleurs à me parler de ce succès. Mon nom est connu des spécialistes de la branche et dans la région. Le titre de champion du monde vaut de l’or sur mon CV; il m’ouvre des portes et me procure une certaine crédibilité. Si j’avais un conseil à donner, ce serait le suivant: celui qui a l’opportunité de participer à un Championnat des métiers doit la saisir. Peu importe le résultat, la participation à ce genre d’évènement est une expérience incroyable et un exploit dans tous les cas.

Entre-temps vous avez terminé une formation de technicien conduite des travaux, spécialisation jardin et paysage, dans une école supérieure? Quelles répercussions ce diplôme a- t- il eu sur votre carrière?
Des répercussions positives. A 27 ans, je suis devenu membre de la direction dans une entreprise qui emploie près de 140 collaborateurs et je dirige d’ambitieux projets. La formation continue que j’ai suivie et les deux concours auxquels j’ai participé m’ont permis d’arriver là où je suis aujourd’hui. Mon ancien entraîneur m’a recommandé auprès de mon employeur actuel.

Quelles qualités faut-il avoir pour réussir dans la vie professionnelle?
Il faut être positif, c’est le plus important. Tout est un peu plus facile pour celui qui a une attitude positive. J’essaie toujours d’évaluer les risques pour chaque situation et j’applique la devise suivante: «Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Echoue encore. Echoue mieux».

Andreas Stadlin

Age 27 ans

Première profession

Horticulteur CFC

Autres diplômes

Technicien diplômé ES conduite des travaux, spécialisation jardin et paysage

Entreprise

Enz Group AG

LE BON SCÉNARIO

Parcours professionnel & carrière (7 min)
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